«Un prophète» en son pays

CRITIQUE Le premier film des quatre films français projetés à Cannes, signé Jacques Audiard, est un véritable coup de poing...

Caroline Vié, à Cannes

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  — ROGER ARPAJOU

Le topo si vous avez manqué le début
Malik, 19 ans, a été condamné à six ans de prison pour violences contre des policiers. A peine arrivé en Centrale, il est pris en main par Luciani, parrain corse, qui l’envoie tuer un informateur. Une fois sa mission accomplie, Malik entre au service de Luciani. Il profite aussi de son séjour en prison pour apprendre à lire et à écrire.

Les têtes à retenir
Niels Arestrup, qui jouait le père de Romain Duris dans «De battre mon cœur s’est arrêté». Tahar Rahim, la révélation du film – et du festival – apparaît pour la première fois à l’écran.

Backstage
Jacques Audiard a choisi la mafia corse parce qu’il s’agissait d’un milieu vieillissant et d’un groupe isolé et un peu mystérieux. Dans «Un prophète», il a voulu montrer comment un jeune homme peut sortir de prison plus intelligent qu’à son entrée. Abdel Raouf Dafri, le coscénariste a travaillé sur «Mesrine» de Jean-François Richet.

Le plus du film
Un vrai coup de poing! «Un prophète» est brillamment réalisé. Jacques Audiard prend le spectateur aux tripes pendant deux heures trente! Le jeune acteur Tahar Rahim est éblouissant. Il s’agit du meilleur film de festival jusqu’à maintenant! Quel choc!

Le moins du film
Même frappé par une envie pressante, le spectateur est tellement pris par le film qu’il ne trouve aucun temps mort pour s’absenter.

La réplique qui tue
«- Tu parles aux Corses et aux Barbus.
- Oui et alors?
- Tu fais le grand écart, toi, c’est mauvais pour les couilles. »
Niels Arestrup reproche au jeune héros de fréquenter des Musulmans en prison.
 

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