Du beau, du bon, du « gran » Clint

1 contribution
Publié le 25 février 2009.

Gran Torino sera-t-il le dernier film de Clint Eastwood en tant qu'acteur ? C'est lui qui le dit et tout porte à le croire. Ce rôle de papy xénophobe, se prenant d'amitié pour le jeune voisin asiatique qui a tenté de voler sa voiture (la Gran Torino du titre), clôt en beauté une carrière de comédien marquée par les porte-flingues adeptes de la justice sommaire, comme l'Inspecteur Harry. Assumant à 200 % sa démarche de cow-boy fatigué, ses rides creusées et sa voix éraillée, ce héros d'un autre âge plonge dans l'actualité d'une Amérique gangrenée par les gangs ethniques. La difficulté d'échapper à l'engrenage de la délinquance et l'inutilité de la violence font partie des leçons de vie qu'apprend durement le vétéran raciste.

C'est un peu comme si les personnages de justiciers qu'Eastwood a longtemps affectionnés découvraient soudain qu'ils ont eu faux sur toute la ligne. Ode à l'amitié et à la rédemption, ce polar crépusculaire prend des allures de western urbain le temps de fusillades aussi brèves que marquantes. Eastwood, impuissant, y montre un pays en crise. L'émotion affleure dans le constat désespéré auquel parvient un homme à la fin de sa vie : l'Amérique qu'il a tant célébrée est devenue une contrée brutale où il n'a plus sa place. ■

Caroline Vié
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr