Après avoir fait tordre de rire le public du Festival de Deauville, Max la menace, de Peter Segal, est lâché dans les salles françaises. C'est en 1965 que Mel Brooks et Buck Henry ont créé cette série TV délirante sur les quatre cents coups d'un espion gaffeur. Steve Carrel reprend aujourd'hui le rôle de Maxwell Smart, héros maladroit popularisé par Don Adams. Cette version façon nouveau millénaire a évidemment subi un sérieux lifting. Ce sont des terroristes résolus à mettre en péril l'ordre et la sécurité du monde que notre homme va traquer. « L'équilibre était délicat à trouver entre les gags du feuilleton et l'humour actuel, explique Peter Segal. La gestuelle intemporelle de Steve Carell nous a permis de faire la transition en douceur entre les deux époques. »
L'acteur, découvert dans 40 ans, toujours puceau et Little Miss Sunshine, s'en donne à coeur joie en combattant un méchant géant, contant fleurette à une charmante collègue et semant le chaos partout où il passe. Anne Hathaway (Le diable s'habille en Prada) et Dwayne Johnson (l'ex-catcheur « The Rock ») n'ont pas de leçon à recevoir du comique pour ce qui est de l'autodérision. Bill Murray, toujours hilarant, vient faire un petit coucou, tandis que des « vieux de la vieille » - Alan Arkin, Terence Stamp ou James Caan -, entrent avec jubilation dans un joyeux ballet de barbouzes rigolos.