CINEMA - Des Parisiens en villégiature découvrent la Côte d'Azur auprès de Benoît Poelvoorde...
Dans la vie, Philippe Harel n'aime pas trop les vacances. «Parce qu'on a plein de sable entre les doigts de pied», s'exclame-t-il. Au cinéma, en revanche, elles réussissent pas mal au réalisateur des «Randonneurs».
La suite du premier opus s'intitule «Les Randonneurs à Saint-Tropez» et on retrouve le cinéaste dans son rôle de râleur d'anthologie, aux côtés de Karin Viard, Vincent Elbaz et Géraldine Pailhas, toujours amis. «En dix ans, les choses ont bien changé, prévient Philippe Harel: les personnages ne recherchent plus de vacances utiles comme dans le premier volet. Ils ont surtout envie de s'amuser.»
Loin de Camping ou des Bronzés
Ses Parisiens en villégiature découvrent la Côte d'Azur auprès de Benoît Poelvoorde, leur ancien guide devenu capitaine de yacht aux affaires louches. Fêtes pharaoniques, promenades en bateau, repas fins, plages immenses et rebondissements sentimentaux ne manquent pas.
Mais Philippe Harel a le mérite de respecter la psychologie des personnages, «même si cela doit me priver de certains gags», insiste-t-il. La crise de nerfs de Karin Viard, déchaînée en bourgeoise mal mariée, est à ce titre emblématique.
On est loin de «Camping» ou des «Bronzés». Philippe Harel est en revanche tout à fait conscient de surfer sur une tendance populaire. «Les spectateurs aiment les films de vacances, parce qu'ils se retrouvent dans des mésaventures qui leur rappellent les leurs. En pire!»
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Caroline Vié