VIDEO. «Kedi - Des chats et hommes», un film exceptionnel même si on n'aime pas les matous

DOCUMENTAIRE « Kedi - Des chats et hommes » brosse un tableau passionnant d’Istanbul vu par les yeux de  félins errants…

Caroline Vié

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Kedi - Des chats et des hommes de  Ceyda Torun

Kedi - Des chats et des hommes de Ceyda Torun — Epicentre

  • La réalisatrice décrit la vie de neuf chats errants et des humains qui les nourrissent.
  • Elle en profite pour faire découvrir Istanbul, une ville en pleine mutation.
  • Son film tendre et drôle est une excellente surprise qui pourra amuser toute la famille.

Qu’on aime les matous ou qu’on n’en soit pas fan, Kedi - Des chats et des hommespeut séduire un large public familial. La réalisatrice Ceyda Torun évolue dans les rues d’Istanbul, ville où les félins sont rois pour ce documentaire soutenu par la Fondation 30 millions d’amis.

Ces portraits de chats et leurs humains (impossible d’écrire « maîtres ») sont à la fois drôles et fort tendres. « Nous voulions faire un film très différent des vidéos de chat que l’on trouve sur les réseaux sociaux », précise la cinéaste. 

Les chats ne sont pas mignons (enfin pas que)

Qu’ils s’appellent Psikopat, Bengu ou Gamziz, les félins ont des personnalités affirmées que Ceyda Torun laisse rapidement apparaître. Plus ou moins sauvages, ils ne commercent avec les hommes que lorsqu’ils le souhaitent et peuvent même se battre lors d’une séquence nocturne conçue comme un film d’horreur.

Les chats sont filmés à leur hauteur (et c’est fascinant)

Le spectateur a l’impression d’être un matou car la caméra reste au niveau des félins. Plate-forme spéciale munie d’un très long manche et voiture télécommandée permettaient à la réalisatrice de filmer les boules de poils comme si elle faisait partie de leur bande.

Les chats sont espionnés (mais pas traumatisés)

Ceyda Torun avait des informateurs qui la renseignaient sur l’endroit où se trouvaient ses stars à quatre pattes. Elle a pris soin de les suivre discrètement pour ne pas les pousser à jouer. Sur les dix-neuf chats filmés, elle a finalement choisi neuf candidats présents dans le documentaire. Ils sont des centaines de milliers à arpenter Istanbul.

Les chats sont les stars (et ça n’a pas l’air de leur déplaire)

Les animaux sont traités avec autant d’amour que de respect par les humains qui les entourent. Leur liberté fait plaisir à voir. On ne sent aucune contrainte chez les félins épanouis de pouvoir faire ce que bon leur semble. Et ils ne détestent pas poser pour la caméra quitte à être parfois un peu cabots. Un comble !

Les chats sont mis en valeur (et ils ne sont pas les seuls)

C’est aussi une ville que sa gentrification va changer pour toujours que filme la cinéaste. Istanbul et ses habitants sont tout autant à l’honneur que les matous ce qui rend le film passionnant. Même pour les spectateurs qui ressentent aucun intérêt pour ces derniers trouverot leur compte tandis que ceux qui sont fous des chats voudront les adopter tous.