CINEMA - Le réalisateur d'Independence Day ose la série B, 10.000 ans avant notre ère...
Prenez une larme de «La Guerre du feu», un zeste de «Jurassic Park» et un soupçon d'«Apocalyto». Otez le sexe et les effets gore et vous obtenez 10 000, fresque d'aventures familiale qui transporte le spectateur en des temps aussi éloignés qu'incertains.
Roland Emmerich confronte de gentils hommes des cavernes à des monstres préhistoriques puis à des Egyptiens qui les réduisent en esclavage...
Le réalisateur d'«Independence Day» et du «Jour d'après» n'a plus à prouver sa maestria dans le domaine du divertissement pharaonique.
Une série B à gros budget
Le facétieux cinéaste allemand a été clairement plus soucieux de livrer un grand spectacle aux péripéties variées que de faire preuve d'exactitude historique. Troupeau de mammouths énormes et tigres aux très longues dents de sabre donnent l'impression de visiter une version «live» et méchante de «L'Age de glace».
La deuxième partie plonge au coeur de la construction des pyramides, un sujet qui passionne Emmerich depuis Stargate, tandis que l'histoire d'amour unissant un jeune guerrier à une charmante princesse est la cerise sur le dinosaure d'une série B luxueuse s'assumant à 200 % comme telle !
Le spectateur est donc cordialement invité à déposer son cerveau dans un verre à dents pour déguster cet exemple parfait de cinéma plaisir peuplé de beaux gosses aux torses généreux, de méchants cruels et de très grosses bêtes féroces.
Vous avez demandé la bande-annonce?
Caroline Vié