Après le «dziom» du sabre laser, c'est le «hop» de la téléportation. Dans l'amusant «Jumper» de Doug Liman, Hayden Christensen continue à faire des bruits de bandes dessinées. Le blondinet aux beaux yeux bleus a abandonné le masque noir de Dark Vador et prit des pastilles pour la gorge afin de jouer un super-héros capable de se déplacer instantanément où il le souhaite.
«Je suis enfin dans le bon camp. J'en avais marre d'être l'incarnation du mal», dit-il. Une chose ne change pas : son ennemi juré est toujours campé par Samuel L. Jackson. Il incarnait un vertueux jedi dans Star Wars, il joue désormais un militaire sadique. «Cette fois, c'est lui le méchant !», triomphe Hayden.
Le comédien de 26 ans a payé cher sa promotion au rang de redresseur de torts, car Doug Liman, le réalisateur de La Mémoire dans la peau, a exigé qu'il effectue lui-même ses cascades. «J'ai terminé à l'hôpital, mais j'ai gagné mes galons de gentil.» Un «gentil» un tantinet voyou quand même : «Mon personnage est capable d'utiliser son don pour piller une banque ou séduire la fille qu'il aime.» Du Colisée romain au sphinx égyptien, l'acteur apporte son look de beau gosse charismatique à un film d'action mené pied au plancher.
Le fort distrayant Jumper serait le premier volet d'une trilogie. «C'est Doug Liman qui m'a convaincu d'entamer une nouvelle saga, précise Hayden Christensen. Personne ne sait mieux que lui allier les contraintes d'un grand spectacle à la liberté du cinéma indépendant.»