Roues libres d'Attila Till
Roues libres d'Attila Till - Pretty Pictures

Le réalisateur hongrois Attila Till (Panic, 2008) pousse les fauteuils roulants de ses héros loin des sentiers du politiquement correct. Dans Roues libres, il raconte les aventures d’un petit groupe d’handicapés qui trouvent une carrière lucrative.

La rencontre entre un gangster cynique et un jeune amateur de bédé dans un centre spécialisé tourne en comédie noire et en thriller grinçant qui ne ménage pas plus ses personnages que les spectateurs. C'est drôlement réussi !

Il les montre comme des salauds

L’un des héros, en fauteuil après un accident du travail, n’a rien de recommandable. Il boit comme un trou, a un langage de charretier, harcèle son ex et semble avoir une hygiène corporelle des plus douteuses

Il les montre comme des êtres violents

Ce même personnage n’hésite pas à tabasser plus faibles que lui-même s’il finit par se retrouver les quatre roues en l’air ! Cette scène où Szabolcs Thuróczy a dû gifler son partenaire Zoltán Fenyvesi à peu près cent deux fois est l’une des plus violemment drôle du film.

Il les montre comme des empoisonneurs

Le jeune Zoltán Fenyvesi incarne un gamin qui maltraite sa mère et son médecin qu’il insulte à tout bout de champ. L’acteur, réellement handicapé à la ville, avoue avoir eu du mal avec ces passages car il craignait que sa vraie mère, très dévouée, le prenne pour un ingrat.

Il les montre comme des tueurs

Les personnages tuent sans le moindre scrupule et s’amusent même beaucoup quand ils doivent passer à l’action. Ils profitent de la compassion qu’ils inspirent pour manier les armes avec délection ! Le spectateur regardera les fauteuils roulants avec méfiance en sortant de la projection.

 

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