Sean Pen dirigeant The last face
Sean Pen dirigeant The last face - Mars Film

Pauvre Sean Penn. On sait que le réalisateur d’Into the Wild (2008) est un honnête homme, militant infatigable toujours prêt à voler au secours des opprimés. Il faut cependant reconnaître qu’avec The last face, drame où Charlize Theron et Javier Bardem, amants humanitaires pris dans le feu d’une guerre fratricide en Afrique, est très raté.

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« Le film est terminé, donc je ne peux plus ajouter grand-chose. Je soutiens mon film, chacun a le droit d’en penser ce qu’il veut », a déclaré Sean Penn à la conférence de presse cannoise. 20 Minutes l’a pris au mot et a relevé les fautes de goûts les plus remarquables dans ce film hué à sur la Croisette.

Ça va mal dès le générique

Les choses se gâtent dès les premières minutes avec des cartons de générique affirmant qu’aucun conflit ne saurait être plus violent que la guerre entre « un homme et une femme ». Vous rigolez, mais on sait qu’on va avoir affaire à du costaud et que Sean Penn a choisi son camp du côté du mélodrame larmoyant.

Des seconds rôles à côté de la plaque

Adèle Exarchopoulos et Jean Renomontent courageusement au créneau mais ne peuvent résister à des personnages archétypaux (elle, professionnelle de santé amoureuse, lui (en médecin sentencieux avec un accent digne de Nelson Monfort) des dialogues ridicules (« Le mariage, ce n’est pas chopper, c’est aimer »). Tous deux semblent se demander ce qu’ils font là. Nous aussi.

Un contenu douteux

La pire faute de goût demeure cependant de placer sur un pied d’égalité les tromperies d’un couple de toubibs bien coiffés et un conflit sanglant dont les protagonistes ne s’incarnent jamais vraiment à l’écran. Tout cela souligné et surligné par une partition en mode archi pompier signée Hans Zimmer.

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