En quoi «Un jour mon prince» s'éloigne des clichés sur les contes de fées

COMEDIE «Un jour mon prince» revisite l'univers des contes de fées avec humour et amour...

Caroline Vié

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Catherine Jacob dans Un jour mon prince de Flavia Coste

Catherine Jacob dans Un jour mon prince de Flavia Coste — Paradis Films

Si une princesse endormie ne trouve pas un galant pour la réveiller, le monde des fées est condamné. Dans Un jour mon prince de Flavia Coste, deux enchanteresses débarquent sur Terre à la recherche de l’élu qui pourrait les sauver en sortant la belle des bras de Morphée. La valse des prétendants peut commencer car le temps leur est compté.

Ce premier film porté par Sarah-Jeanne Labrosse et Mylène Saint-Sauveur, deux actrices canadiennes aux charmes ravageurs, explore la Carte du Tendre avec une ironie tendre et beaucoup d’imagination. La réalisatrice a parlé à 20 Minutes des belles histoires qui l’ont inspirée. « Je les ai découvertes dans les livres, car mes parents hippies, qui craignaient l’impérialisme américain, n’avaient pas la télé et ne m’emmenaient pas voir les Disney. »

Une belle très éveillée

La belle au bois dormant sert de socle au récit et permet des variations cocasses sur la manière de débusquer l’homme idéal avec la complicité d’un guide incarné par Pierre-François Martin-Laval.

« J’ai toujours trouvé nulle l’idée que le premier homme qu’on embrasse soit le bon ! La vie ne fonctionne pas comme les contes de fées. J’ai cru que j’avais foiré ma vie sentimentale à 11 ans quand le premier garçon que j’ai embrassé m’a larguée parce que je refusais de mettre la langue », explique la Flavia Coste.

Un coup de peau

Peau d’âne a aussi marqué Flavia Coste par la façon dont Charles Perrault décrit les rapports entre hommes et femmes. La reine des fées incarnée par Catherine Jacob sort tout droit de ce conte.

« Peau d’âne montre qu’il est impossible d’épouser ses parents et que rechercher son père dans l’homme qu’on aime n’est pas une bonne idée. C’est un peu ce qu’explique mon film. Il prône le fait que pour trouver le bonheur, il faut que les femmes comptent sur elles-mêmes et ne cherchent pas à tout prix à se faire protéger. »

Quand la Barbe s’emmêle

Barbe Bleue et son mari meurtrier ont été l’une des influences de la cinéaste qui compte exploiter cette histoire encore davantage dans sa prochaine œuvre sur laquelle elle planche actuellement.

« Ce conte décrit le comportement d’un homme à femmes, un perpétuel insatisfait qui ne peut faire confiance à personne. Sa façon d’agir est synonyme de renoncement à l’amour ce qui me semble très triste. Dans notre époque de violence, j’avais envie de célébrer l’inverse et de faire du bien aux spectateurs avec une fantaisie optimiste. »

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