Ethan Hawke dans Les 7 mercenaires d'Antoine Fuqua
Ethan Hawke dans Les 7 mercenaires d'Antoine Fuqua - Sony Pictures

Quand une petite ville est menacée par de brigands, les villageois engagent Les 7 mercenaires. Ethan Hawke fait partie de cette bande de bandits intrépides menée par Denzel Washington.

Antoine Fuqua livre un remake vitaminé d’un classique du western signé par John Sturges en 1960. « Les 7 mercenaires sont un peu les super-héros de l’ancien temps », confie Ethan Hawke à 20 Minutes.

Affirmer sa singularité

Quand on donne la réplique à des pointures comme Denzel Washington, Vincent D’Onofrio ou Chris Pratt, mieux vaut ne pas se laisser déborder. « Sur le tournage, je me suis un peu retrouvé dans la situation des personnages, explique l’acteur. Il fallait à la fois que je trouve ma place dans la bande et que j’arrive à affirmer ma singularité. »

 

Les 7 mercenaires d'Ethan Hawke
Les 7 mercenaires d'Ethan Hawke - Sony Pictures

« J’avais de la chance car mon personnage est vraiment très particulier. C’est un ancien soldat qui a été un grand tireur mais qui ne peut plus supporter de tuer », commente l’acteur. Le visage en lame de couteau et le regard fou, il vole souvent la vedette à ses partenaires pourtant fort convaincants en guerriers appointés.

Un esprit de groupe

Si Hawke est à sa place, c’est aussi parce qu’une alchimie indéniable le lie aux autres comédiens. « Le secret est de ne pas se la jouer perso, affirme-t-il. Dans un film choral comme celui-ci, on ne peut exister que si l’on ne tire pas trop la couverture à soi. C’est de l’ensemble que naît la cohérence du film. Tous semblent l’avoir compris.

Ethan Hawke dans Les 7 mercenaires d'Antoine Fuqua
Ethan Hawke dans Les 7 mercenaires d'Antoine Fuqua - Sony Pictures

A cheval ou le fusil à la main, les héros risquent leurs vies tandis que le spectateur perçoit la jubilation d’acteurs jouant aux cow-boys et aux Indiens. « Antoine nous encourageait à passer du temps ensemble et une complicité découlait du fait que nous crevions tous de chaleur et que nous avions mal aux fesses », se souvient Hawke.

La peur de ne plus savoir jouer

Ces soucis ne l’ont pas empêché de composer un être attachant. « Mon personnage ne parvient plus à tuer alors que c’est la seule chose qu’il savait faire. Pas besoin d’être tueur pour le comprendre. Un acteur aussi se demande à chaque rôle s’il sera capable de livrer sa performance. » Une belle séquence où les mercenaires entraînent les villageois illustre la fragilité de cet homme blessé.

« J’aimerais que ce film relance la mode des westerns, admet Ethan Hawke. Ils sont éprouvants physiquement mais fort amusants à tourner. ! » Ils sont aussi fort plaisants à regarder quand ils sont servis par des comédiens de ce calibre. Les 7 mercenaires cartonne au box-office américain.

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