Festival de Cannes: Pourquoi on aime à la folie «Baccalauréat» de Cristian Mungiu

UN PEU A LA FOLIE PAS DU TOUT Son « Baccalauréat » en poche, le Roumain Cristian Mungiu pourrait renouer avec la palme d’or neuf ans après « 4 mois, 3 semaines et 2 jours »…  

Stéphane Leblanc

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Eliza face à son père dans Baccalauréat de Cristian Mungiu

Eliza face à son père dans Baccalauréat de Cristian Mungiu — Mobra Films

Il y a le meilleur de Michael Haneke et des frères Dardenne dans ce Baccalauréat qui traite de la paternité, via un drame d’une intensité rare et d’une folle cruauté, et pourrait valoir au cinéaste roumain Cristian Mungiu une nouvelle consécration neuf ans après 4 mois, 3 semaines et 2 jours, palme d’or 2007…

Le pitch en 20 mots

Agressée la veille du bac, Eliza n’a plus la tête à décrocher la mention qui lui permettrait de poursuivre ses études en Angleterre…

La scène à retenir

Une scène qui transpire le malaise, quand le médecin que joue Adrian Titieni explique à sa fille ce qu’elle doit faire pour faire pencher la note des correcteurs de son côté…

Le cast en une ligne

Adrian Titieni, génialement obstiné dans le rôle du père, Maria Drăguș dans celui de sa fille lycéenne, qui jouait déjà dans Le Ruban blanc de Michael Haneke en 2009…

Deux tweets qui s'opposent

Qui a dit (ou cru entendre) dans le jury ?

« -Intégrité et compromis, tout est dit et bien dit…

-On tremble pour cette fille, pour son père et, d’une certaine façon, pour toute la Roumanie.

-Allez hop, une mention au palmarès ! »