Brianna Hildebrand et Ryan Reynolds dans Deadpool
Brianna Hildebrand et Ryan Reynolds dans Deadpool - 20 th Century Fox

Ryan Reynolds déteste autant la langue de bois que son personnage dans Deadpool, un superhéros Marvel atypique, aussi politiquement incorrect que mal embouché. Le comédien a mis onze ans pour porter à l’écran les aventures gorissimes de ce justicier produit de manipulations génétiques qui l’ont laissé défiguré et résolu à se venger de celui a fichu sa vie en l’air. « Un jour un ami m’a dit que Deadpool était fait pour moi, explique Reynolds à 20 Minutes. J’ai lu le comics et j’ai compris qu’il avait raison. »

Des fuites sur Internet

Le rachat de Marvel par les studios Disney compromet son projet, mais la licence des X-Men et de Deadpool reste chez Fox « qui ne savait pas quoi faire du personnage, avoue Reynolds à part lui offrir une apparition ridicule dans Wolverine (2009) ». L’acteur ne se laisse pas décourager. Il tourne une vidéo test (voir ci-dessous) qui reste quatre ans sur une étagère avant de fuiter sur Internet. « Je n’admettrai jamais en public que c’est moi qu’il l’ait postée, plaisante-t-il mais c’était une bonne idée : l’enthousiasme des internautes a été tel que cela a lancé la production du film ! »

Sang, sexe et grossiéretés

Dirigé par le réalisateur Tim Miller, Reynolds se glisse dans le costume de couleur incarnat de Deadpool et se lance à la poursuite d’un sadique joué par Ed Skrein. « J’avais autant de peine à respirer que si toute l’Armée Rouge s’était assise sur ma poitrine », se souvient-il. Ce qui ne l’empêche pas de pourfendre les méchants avec de grandes giclées d’hémoglobine et d’employer un langage à faire blêmir un corps de garde. « Wolverine a ouvert la porte aux héros teigneux et Deadpool pousse le bouchon plus loin. Il n’a pas le côté torturé d’un Batman et se contrefiche de ce qu’on pense de lui. »

L’équivalent du budget coke

Reynolds a payé de sa personne avec huit heures quotidiennes de maquillage pour passer du beau gosse au monstre que devient Deadpool après sa transformation. « Nous ne disposions que de l’équivalent du budget coke d’une grosse production. Il nous a fallu faire des sacrifices, raconte-t-il mais je trouve que le résultat a de la gueule. » C’est le moins qu’on puisse dire et on ne saurait trop conseiller au spectateur de ne pas manquer le post-générique hilarant. « Je me verrais bien reprendre le rôle plusieurs fois », insiste Reynolds. On sort du cinéma en le souhaitant aussi !

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