Image extraite de
Image extraite de - © Lucasfilm Ltd. & TM. All Right Reserved

Star Wars : Le Réveil de la Force ne figurera pas dans la vidéothèque du Vatican. Du moins dans celle de l’auteur anonyme d’une tribune publiée dans L’Osservatore Romano, journal officiel du Saint-Siège. Via une critique assassine, le quotidien a qualifié de « mauvais » le 7e épisode de la saga intergalactique.

>> A lire aussi : « Le Réveil de la Force » franchit la barre du milliard de dollars de recettes

Ni classe, ni élégant

Le Vatican n’est pas bon public. Alors que Star Wars : Le Réveil de la Force en a contenté plus d’un, le Saint-Siège compte en son cœur des spectateurs qui ont visiblement été déçus par le premier épisode de cette nouvelle trilogie. « Le seul mérite du film de J.J Abrams est de démontrer, par contraste, combien la direction des chapitres précédents était élégante, équilibrée, mais aussi appropriée », est-il écrit dans une tribune de L’Osservatore Romano. L’auteur est apparemment un membre du fan-club de George Lucas.

Et ce n’est pas tout. Pour le quotidien, « Le Réveil de la Force ressemble plus un redémarrage qu’à une suite. Pas un redémarrage de classe comme pouvait l’être le Batman de Christopher Nolan, mais une mise à jour qui s’est pliée à la mode du moment, pour un public plus habitué à l’écran d’ordinateur qu’aux salles de cinéma ». Et bim !

« Le résultat est mauvais »

Celui qui en prend le plus pour son grade, c’est Snoke, l’un des nouveaux personnages. Comme en témoigne cette critique, L’Osservatore Romano n’a pas apprécié le travail des salariés de Disney : « Le personnage qui devrait remplacer l’Empereur Palpatine comme incarnation du mal suprême représente le plus grave défaut du film (…) Il résulte de l’usage le plus maladroit et grossier qu’on peut faire d’une image de synthèse ».

Enfin, selon le quotidien, la question sensible du bien et du mal n’a pas été correctement traitée. « Dark Vador et Palpatine étaient deux des méchants les plus efficaces des films américains, capables de transmettre un véritable sens du mal. Une valeur qui manquait déjà dans la trilogie précédente. Mais, cette fois, le film veut aller plus loin et en faire trop dans l’obscurité. Le résultat est mauvais », est-il expliqué. Clair, et net. Pour ce qui est de J.J. Abrams et de Disney, avec des recettes records dépassant le milliard, il est peu probable que l’avis du Vatican leur fasse faire des cheveux blancs.

Mots-clés :