«Une mère» et «Une seconde mère»: Deux bonnes raisons d'aller dans les salles de cinéma

CINEMA Deux beaux films, l'un français, l'autre brésilien, livrent des portraits de femmes fortes...  

Caroline Vié

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Mathilde Seigner dans Une mère de Christine Carrière

Mathilde Seigner dans Une mère de Christine Carrière — Daniel Angeli/Films du Losange

L’une se bat pour essayer d’empêcher son fils de sombrer dans la délinquance. L’autre est devenue la maman de substitution du gamin dont elle est la nounou. Les héroïnes d’Une mère de Christine Carrière et Une seconde mère d’Anna Muylaert ont pour point commun de brosser des portraits de femmes faibles économiquement mais fortes de caractères. Ces ceux destins féminins sont filmés avec dynamisme par des réalisatrices aux tons différents mais en prise avec leurs temps.

Mère : Un métier difficile en France comme au Brésil

La mère française incarnée par Mathilde Seigner dans le film de Christine Carrière tente de subvenir aux besoins d’un fils difficilement gérable car souvent brutal. Confrontée à la précarité et aux coups, elle réagit en survivante. Plus subtile est la violence subie par une employée de maison brésilienne jouée par Régina Casé. Maintenue dans un quasi-esclavage discret par une famille paternaliste, elle a négligé sa propre fille au profit du gamin de ses patrons quand cette dernière vient lui demander des comptes.

Deux performances remarquables

Mathilde Seigner donne le meilleur d’elle-même dans Une mère, film âpre où elle fait oublier ses prestations comiques en créant un personnage qui finit par prendre son rejeton en main. Dans la comédie, Une seconde mère, Régina Casé, star brésilienne découverte dans la série La cité des hommes, offre une performance éblouissante en servante dévouée confrontée à sa fille étudiante tentant de la pousser à se révolter contre un système féodal. Des femmes de poigne et de cœur à rencontrer dans les salles.

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