«Fin de partie»: Comment rire de l'euthanasie et de quatre autres sujets graves au cinéma

CINEMA «Fin de partie» fait partie de ces films qui font rire tout en traitant de sujets graves comme l'euthanasie...

Caroline Vié

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Fin de partie de Sharon Maymon

Fin de partie de Sharon Maymon — Eurozoom

On peut rire de tout, la preuve avec Fin de partie sur l’euthanasie et la mort assistée. D’autres films avant celui du tandem israéliens Sharon Maymon et Tal Granit ont osé pratiquer l’humour sur des thèmes a priori pas vraiment poilants…

Le plus mortel : Fin de partie

Une poignée d’amis dans une maison de retraite de Jérusalem décide de mettre au point une machine pour aider à mourir sans douleur. Leur but ? Venir en aide à un copain de leur âge qui souffre les mille morts. Personnages truculents et dialogues féroces font que ce conte philosophique n’est jamais plombant. Une vraie réussite qui fait réfléchir en douceur.

Le plus émouvant : La vie est belle

Faire rire en évoquant les camps de concentration, il fallait l’oser. C’est ce qu’à fait Roberto Benigni dans La vie est belle (1998), film couvert de récompenses, où un papa tente de protéger son jeune fils de l’horreur de la déportation en lui faisant croire qu’ils participent à un jeu. Sourires et larmichettes y font bon ménage.

Le plus culotté : We are four lions

Le terrorisme et le djihad ne font, a priori, pas rigoler… Et pourtant, Chris Morris arrive s’en amuser sans jamais sombrer dans la provocation gratuite pour We are four lions (2010), histoire de poseurs de bombes bêtes comme des pétards mouillés. Manipulant son sujet épineux avec l’adresse d’un démineur, le réalisateur le désamorce gaiement.

Le plus efficace : L’interview qui tue

En terme de retombées médiatiques, difficile de faire mieux que L’interview qui tue, comédie potache de Seth Rogen et James Franco. Ce film sur deux potes envoyés en Corée du Nord pour assassiner le dictateur Kim Jong-ung à sur ordre de la CIA a provoqué la colère de véritables terroristes qui n’ont pas trouvé ça drôle du tout.

Le plus guerrier : Docteur Folamour

Stanley Kubrick n’y allait pas de mainmorte sur le détonateur pour Dr Folamour (1964) pour évoquer la bombe atomique et la fin du monde. D’une férocité indémodable, cette fable cruelle permet de retrouver Peter Sellers dans un triple rôle. Même si la guerre froide s’est réchauffée, ce film demeure un classique de la politique-fiction. A revoir !

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