La fête sauvage
La fête sauvage - Editions Zoroastre

Caroline Vié

Son entourage le traite de fou, mais Yves Rescalat n’en a cure. Motivé par son admiration pour Frédéric Rossif (1922-1990), il a quitté son emploi dans de consultant dans une banque pour faire restaurer son film La fête sauvage (1976) et le proposer en salles ce mercredi. Ce documentaire animalier, coproduit par Sergio Leone, célèbre les animaux de plusieurs continents avec des ralentis envoûtants, marque de fabrique du réalisateur.

Un travail de titan

Après avoir ressorti Georges Mathieu ou la fureur d’être, documentaire de 1971, Rescalat s’est lancé dans cette nouvelle aventure en investissant 70.000 euros de son propre argent. «On m’avait dit qu’il était impossible de retrouver les négatifs originaux mais j’y suis parvenu, explique-t-il. Puis j’ai réuni des membres de l’équipe de Frédéric Rossif qui ne s’étaient pas vus depuis des années pour aider à les restaurer.». 400 heures de travail sur palette graphique au laboratoire Eclair ont été nécessaires pour redonner leur éclat aux images de Bernard Zitzermann.

Un classique indémodable à rédécouvrir

Reste maintenant le plus difficile ou presque: convaincre les salles, puis le public, de se passionner pour La fête sauvage. «Ressortir un film est très compliqué, explique Yves Rescalat car les gens ne s’intéressent qu’aux nouveautés. Pourtant ce film n’a pas vieilli, l’approche artistique de Frédéric Rossif et la musique de Vangelis sont restées d’une incroyable modernité». Yves Rescalat, conscient que son pari est risqué, compte distribuer ensuite le film en Blu-Ray et en DVD…