VIDEO. De «Hiroshima mon amour» à «On connait la chanson», les plus belles séquences des films d’Alain Resnais

CINEMA – Le cinéaste Alain Resnais est décédé samedi soir. Hommage en images…

Alice Coffin, Benjamin Chapon et Stéphane Leblanc

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Delphine Seyrig et Giorgio Albertazzi dans L'Année dernière à Marienbad

Delphine Seyrig et Giorgio Albertazzi dans L'Année dernière à Marienbad — Sipa

Difficile de choisir. Si après la cérémonie de samedi soir les choix des César font encore sens, Alain Resnais est le seul cinéaste à avoir reçu le César du meilleur film quatre fois (pour Providence, Smoking/Non Smoking, On connait la chanson et Pas sur la bouche). Il a réalisé de nombreux films (le dernier Aimer, boire et chanter était en compétition en février à Berlin), aux contenus très différents. Nos séquences préférés...

Nuit et censure

En 1955, avec Nuit et Brouillard, film documentaire sur les camps d’extermination nazis, Alain Resnais se heure à la censure et à la demande de retrait de son film de la sélection officielle du festival de Cannes par les autorités allemandes. La voix de Michel Bouquet porte le commentaire écrit par Jean Cayrol.

 

Riva mon amour

«Tu n’as rien vu à Hiroshima, rien».  Adapté en 1959 de l’ouvrage de Marguerite Duras, Hiroshima mon amour, d’Alain Resnais, et son actrice, Emmanuelle Riva, revue récemment dans Amour de Michael Haneke deviendront vite légendaires.

 

Lion d’or à Marienbad

En 1961, Alain Resnais provoque un nouveau choc avec L’Année dernière à Marienbad. Après avoir travaillé avec Marguerite Duras, c’est à Alain Robbe Grillet qu’il confie le scénario du film. Interprété par Delphine Seyrig, le film emporte le Lion d’or à la Mostra de Venise.

 

Bebelsky

Qui n’a pas vu Jean-Paul Belmondo en Alexandre Stavisky (personnage clé de la fin de la IIIème république) ne sait pas exactement jusqu’où Bebel peut aller. Alain Resnais le met en scène en 1974 dans Stavisky, film écrit par Jorge Semprun

 

Fantastique providence

Pour Providence, tourné en anglais (1977), Alain Resnais joue à la fois sur le terme providence et sur la ville américaine Providence, où est né le romancier fantastique Lovecraft. Pendant une nuit d'ivresse, une vieil homme mélange ses fantasmes à la réalité. Au début, tout est clair, mais au fur et à mesure que la nuit avance, tout devient confus et le matin, les différents personnages rêvés se retrouvent pour un repas d'anniversaire... Troublant.

 

Mon oncle d'Amérique est un rat de laboratoire

Mon oncle d'Amérique (1980) est basé sur les recherches d'Henri Laborit sur le comportement humain qu'il voit influencé par quatre éléments: la subsistance, la récompense, la punition et l'inhibition. Alain Resnais illustre son propos avec le parcours professionnel et sentimental de trois personnages, deux hommes et une femme. Elégant.

 

Sa vie aussi est un roman

En 1983, Resnais imbrique trois récits à trois époques différentes pour aborder, de manière ironique et ludique, des thèmes profonds, comme la recherche du bonheur et de l'amour, l'éducation des enfants et le respect de leur imagination. La Vie est un roman est son premier film musical et déjà, on voit bien que Resnais connaît la chanson. Jubilatoire!

 

On connaît les répliques

Alain Resnais connait la consécration avec On connait la chanson (le film emportera sept Césars). Il travaille au film avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, accompagné de ses fidèles acteurs comme Sabine Azéma et Pierre Arditi, Resnais parvient à rendre André Dussolier presque crédible en Johnny. 

 

Et, ce qui n’était pas gagné, si on se souvient des débuts de ce vidéorama, il réussit même à faire rire à partir d’une histoire de thèse et de chevalier de l’an 1000.

 

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