Namir Abdel Messeeh - La vierge, les coptes et moi
Namir Abdel Messeeh - La vierge, les coptes et moi - Julien Senelas

On parle rarement de l’Acid à Cannes et on a tort. Cette section parallèle, qui fête son 20e festival de Cannes, a longtemps donné l’impression de projeter des films obscurs dans un désert médiatique. Mais cette association emmenée par des cinéastes indépendants a révélé quelques beaux succès ces dernières années: Quand la mer monte, Donoma, Bovine, La vierge, les coptes, et moi...

Pas de Caméra d’or

Des films qui risquaient de ne jamais sortir, faute de distributeur, et qui se sont taillé un beau succès. Namir Abdel Messeeh, le réalisateur franco-égyptien de La Vierge, les coptes et moi, a fait partie des 19 cinéastes-sélectionneurs de cette édition. «On n’est pas dans le consensus, les neuf films retenus sont là parce que l’un d’entre nous a eu un gros coup de coeur et parce qu’ils peuvent avoir besoin de nous». Le chouchou de Namir? 2Automnes 3Hivers, de Sébastien Betbeder, comédie délicate présentée ce samedi. Attachés à leur indépendance, les cinéastes de l’Acid ne participent pas à la Caméra d’or, pour ne pas être tentés de privilégier les premiers films.

«A choisir, un producteur préférera voir son film en compétition. Moi, je ne regrette pas d’être passé par l’Acid. Car la vie du film continue après Cannes. Il y a une solidarité entre nous face à un marché parfois brutal. Mais c’est sincère. Quand on accompagne le film d’un confrère à l’autre bout de la France en plein hiver, on a intérêt à être motivé.»

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