Emmanuelle Riva, Matthias Schoenaerts, Sébastien Lifshitz et Kevin Costner en salle de presse. 
Emmanuelle Riva, Matthias Schoenaerts, Sébastien Lifshitz et Kevin Costner en salle de presse.  - Caroline Vié/ 20 minutes

Caroline Vié

Ils sont toujours bouleversés car ils n'ont pas eu le temps de réfléchir à ce qui vient de leur arriver. Les lauréats des César ont à peine reçu leur récompense qu'on les envoie en salle de presse pour partager leur joie. Cyril Mennegun, célébré pour son premier film, Louise Wimmer, a remercié son actrice Corinne Masiero avec des trémolos dans la voix tandis que le trio gagnant du dessin animé Ernest et Célestine, notre chouchou, se repassait le micro et leur unique statuette (ils en recevront deux autres plus tard). Sébastien Lifshitz, serrant son César pour Les invisibles, a eu une pensée pour les homosexuels courageux qu'il a rencontrés à l'occasion de ce documentaire magnifique. «J'espère qu'ils sont fiers». 

Matthias Schoenaerts et Kevin Costner très émus

Le belge Matthias Schoenaerts, meilleur espoir pour De rouille et d'os, a avoué avoir un peu trop dégusté de champagne avant de monter sur scène. «Je me sens coupable de quelque chose mais je ne sais pas de quoi», a-t-il dit. Quant à Kevin Costner, il n'a pas caché son émotion de revenir sur le devant de la scène et d'avoir vu tout le monde se lever dans la salle alors qu'll recevait son César d'honneur.

Les grands absents

Si on se réjouit qu'Amour, notre grand favori, soit le grand vainqueur de la soirée, on regrette que Michael Haneke, retenu par une mise en scène d'opéra en Espagne, et Jean-Trintignant se soient pas venus chercher leur César. On s'est consolé avec la présence lumineuse d'Emmanuelle Riva. Et on leur souhaite bonne chance aux Oscars demain soir.

Une monteuse épatante

Elle est la seule lauréate des Césars techniques à être venue en salle de presse. Juliette Welfling, récompensée pour De rouille et d'os, était visiblement intimidée à l'idée de parler au public. «Entre Jacques Audiard et moi, c'est un échange, a t-elle expliqué. Je commence seule pendant qu'il est encore en tournage puis nous nous mettons au travail ensemble». Juliette ne sait pas si ce César (son cinquième dont quatre pour Audiard) va lui permettre de trouver davantage de travail. «Je n'en ai jamais manqué... Mais j'ai entendu dire que certains producteurs étaient effrayés par les Césars parce qu'ils avaient peur que ça fasse monter nos prix! Je tiens à préciser que c'est faux: je ne suis pas plus chère aujourd'hui», dit-elle en riant.