«Paradis: Amour»: «Je suis fière d'avoir fait ce film»

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Publié le 9 janvier 2013.

INTERVIEW - Margarethe Tiesel se dévoile dans son dernier film sur le tourisme sexuel...

Margarethe Tiesel est une héroïne. Et pas seulement dans Paradis: Amour, le nouveau film d'Ulrich Seidl (Dog Days). Il fallait un courage incroyable à cette actrice de théâtre pour accepter de camper une «sugar mama», femme mûre découvrant l'amour tarifé auprès de jeunes Africains. C'est au Festival de Cannes, où on regrette que sa performance n'ait pas été couronnée, qu'elle s'est confiée à 20 Minutes.

Comment Urich Seidl vous a-t-il convaincu d’accepter le rôle?

Il n’a pas eu à me convaincre. Quand un cinéaste de ce calibre s’intéresse à vous, vous dites oui tout de suite. C’est seulement plus tard que la peur s’installe.

Etiez-vous effrayée par les scènes de sexe?

Pas par la nudité, car je n’ai pas d’ego mais par l’implication psychologique qu’elles représentaient. La séquence où j’apprends à un jeune homme à me faire l’amour a notamment été très difficile. Seidl voulait qu’elle soit parfaitement réaliste, mais je ne me plains pas. J’avais vu ses films précédents et je savais ce qui m’attendait.

Comment décririez-vous la femme que vous incarnez?


Elle est fragile et a besoin d’amour. Elle croit le trouver au Kenya alors qu’elle pensait en avoir fini avec sa vie de femme. Je peux comprendre ce qu’elle ressent même si je n’ai jamais payé personne pour coucher avec moi.

Qu’avez-vous ressenti pendant la projection?

Voir mes bourrelets sur très grand écran n’était pas une partie de plaisir, mais je suis fière d’avoir fait ce film. Je suis ravie que ma fille puisse le voir et j’espère qu’il aidera d’autres femmes à se sentir décomplexées. Ras le bol de la dictature de la perfection. Nous avons toutes le droit d’exister!

La bande annonce:

 

 

Caroline Vié

Le prix de la chair

Ulrich Seidl ne fait pas de cadeau au spectateur. Paradis: Amour est un film vraiment cru qui fait vraiment mal. Les relations tarifées de ces femmes autrichiennes avec des jeunes hommes qui n'ont que leurs corps pour survivre sont montrées sans fard. Il se dégage cependant une profonde humanité de cette chronique clinique portée par Margarethe Tiesel.

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