Image extraite du film «Jean de la Lune».
Image extraite du film «Jean de la Lune». - LE PACTE

Caroline Vié

Le réalisateur Stéphane Schesch a bien fait de convaincre Tomi Ungerer de porter Jean de la Lune à l'écran. Leur collaboration a transformé le bel album publié en 1966 en petite merveille de poésie pour les salles obscures.

Le héros, Sélénite solitaire, s'accroche à une fusée et débarque sur notre planète. Il y découvre des belles choses: faune, flore, langage et amitiés. Il s'attire aussi les foudres du dictateur local, résolu à ajouter la Lune à son tableau de chasse. Ce poème animé donne le temps au temps pour envelopper le public dans un monde de contrastes où évoluent des personnages hauts en couleurs. La fable philosophique, ode à la différence, se pare d'humour autour de cet extraterrestre naïf à la découverte de la Terre.

On pense souvent à E.T., de Steven Spielberg, en sentant l'émotion monter et on se laisse vite emporter dans ce conte dont l'humanisme fait un bien fou au palpitant. Les dessins faussement simplistes et la bande-son toute en douceur achèvent de remporter l'adhésion devant cet enchantement. C'est beau et pur comme une pierre de lune.

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