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Dans la salle de projection réservée à la presse, plus aucune des 2.200 places assises n’était disponible, dès 8h ce mercredi matin. Soit trente minutes avant le lancement du film. Des applaudissements ont même nourri le générique, c’est dire s’il était attendu.
Car Quentin Tarantino est à Cannes comme chez lui. Découvert au festival de 1992 avec «Reservoir Dogs», il emporte
Metteur en scène et roi du monde
A la conférence de presse qui a suivi la projection du matin, le cinéaste est arrivé tout sourire, entouré de son casting international pour ce film (acteurs allemands, français et américains). Buvant sa coupe de champagne, il a empli la pièce (et les écrans qui retransmettaient la conférence dans tout le palais des festivals) de son rire sonore et quasi sardonique. Il a rappelé que c’était lui, et lui seul, qui faisait vivre ses personnages.
La collaboration avec Brad Pitt? «Cela faisait longtemps qu’il était sur la liste des acteurs avec qui je voulais travailler, a expliqué Tarantino. Mais si cela s’est fait, c’est parce que Brad Pitt pouvait incarner parfaitement Aldo. Car ce qui compte, ce n’est pas l’acteur, mais le personnage.» L’acteur américain a, à son tour, donné sa version: «Quentin est venu me rendre visite à la fin de l’été pour me donner le script. On a beaucoup discuté, parlé de cinéma, bu cinq bouteilles de vin et fumé de drôles de trucs, et voilà, quelques mois, plus tard, j’étais le lieutenant Aldo Raine.»
S’il y en a bien un que Tarantino a voulu mettre en valeur, c’est l’acteur Christopher Waltz, qui incarne «le chasseur de juifs» dans «Inglorious Basterds». Le cinéaste a raconté l’avoir écouté «lire deux textes» au tout début et s’être dit: «C’est bon, on va faire ce film». De fait, oui.