CANNORAMA – La starlette américaine a électrisé la Croisette, et aussi notre reporter...
Paris à Cannes, ce n’est pas une blague, c’est un don d'ubiquité. Alors que la soirée s’annonçait particulièrement molle du genou, la riche héritière a décidé d’électriser une Croisette, victime quelques heures plus tôt d’une panne de courant. Et partir à la chasse de Paris Hilton pendant le festival, c’est presque plus difficile que de gagner Koh-Lanta.
Le safari people commence à 17h34 lorsque je reçois un énigmatique courriel de l’attachée de presse de Vitamin Water: «Cocktail privé de 18h à 20h avec quarante américains dont Paris Hilton sur la plage du 3.14. Ca t’intéresse?» Ni une ni deux, je prends une douche, recharge mon appareil photo et saute dans mes tongs. 18h30, le service d’ordre n’est pas là pour rigoler et encore moins parler français. Quelques bafouilles dans la langue de Shakespare et un contrôle de papiers digne d’une douane et les portes de la plage s’ouvrent à moi. Quelques ricains ripaillent gentiment dans d’énormes poufs mais personne n’a l’air trop stressé. On commence même à penser à un «fake».
«Viens dans mon lit bébé»
Quand soudain, la blonde platine débarque au bras de son nouvel homme, le base-balleur Doug Reinhardt. A la cool, elle assure la promo, donc son job en passant devant le photocall logotypé puis enchaîne les photos avec la poignée de convives. Clic clac, c’est dans la boîte. J’obtiens ma photo souvenir. Il est temps de s’arracher... En sortant, une nuée de minettes en folie converge vers la plage. Ca fleure bon l'émeute.
Je file donc sur la Terrazza Martini pour me la jouer un peu, photo posée à l'appui. Faire le kéké, c’est vraiment «So Cannes!». 21 heures, la nuit tombe et Paris est censée arriver sur la plage. Elle me suit ou bien? Beaucoup de photographes et de caméramen sont sur le pied de guerre. On s’arrache pour manger un bout. Paris attendra. Minuit sonne, on danse le madison au Jimmy’z. Les stars sont également au rendez-vous: Guillaume Canet, Vahina Giocante, Vincent Cassel ou encore Dita Von Teese sont dans le club quand à 3 heures du matin, Paris Hilton fait son entrée. Au bord de la crise de nerf, j’appelle la sécurité: «C’est du harcèlement Monsieur, je commence a en avoir ras la casquette de cette nympho!» Finalement, c’est moi qui sort... pour me coucher. Et Paris de chanter: «Où tu iras, j’irai.» Viens dans mon lit bébé!
Cédric Couvez