AMBIANCE - Sagesse, raison et cinéma trônent après cette première semaine de festival. Rayon people, pas grand-chose à se mettre sous la dent...
Cette année, le festival de Cannes semble s’être assagi. Les journalistes voient des films le matin, parlent des films lors du déjeuner et interviewent l’après-midi acteurs et réalisateurs sur les films en question. Une édition centrée sur le cinéma, la «valeur de base du festival, pas sur les à-côtés», avait prédit l’écrivain brésilien Paulo Coelho.
En coulisses, on soupire: pas un ragot people à se mettre sous la dent. Même les journalistes des tabloïds le reconnaissent, c’est dire. Alors qu’on est désormais à mi-festival, on en vient à regretter la baston Vincent Cassel/ Mathieu Kassovitz de l’année dernière, la plongée de Matthieu Amalric tout nu dans une piscine au petit matin d’une fête, et le rabibochage entre Sean Penn, alors président du jury, et sa femme, Robin Wright-Penn. Celle-ci, membre du jury pour cette édition 2009, est désormais en instance de divorce avec son époux. Comme ça, c’est clair.
Morne plaine
On attendait beaucoup de Brad Pitt, qui joue dans le film de Quentin Tarantino, pour alimenter la Croisette de scoops. En effet, les rumeurs annonçaient que l’acteur pourrait venir sans son Angelina. Que nenni, le couple sera bel et bien là en duo, selon «Voici».
Alors oui, les stars sont là. Mais se tiennent à carreaux. Kad Merad, qui a été vu dimanche soir sortant de la Villa Murano, une maison sur les hauteurs de Cannes, n’alimentera pas non plus la machine à fantasmes. Il est sorti de la fête à 1h du matin, sans esclandre.
On espérait aussi de Juliette Binoche, qui s’est couchée à 3h du matin vendredi soir et avait probablement mille choses à raconter sur sa soirée cannoise. Dommage, son attachée de presse a annulé l’interview du lendemain matin. Quant à Sylvie Testud, qui joue dans le film de Johnnie To avec Johnny Halliday et qui vient chaque année à Cannes, elle a déclaré forfait cette année, «prise par un tournage».
Faux scandales
Du coup, on trouve des scandales là où on peut. Outre les quelques sifflets relevés après la projection du dernier Lars Von Trier, «Antichrist», les blogueurs s’en prennent, sur Twitter, à la politique du site officiel du festival de Cannes, qui ne référence que «quatre blogs». Un scandale, vraiment?
Alice Antheaume, à Cannes