CRITIQUE - La comédie d'Ang Lee, présentée en compétition, ne convainc pas…
Le topo si vous avez raté le début
Nous sommes en 1969. Elliot Tiber est un jeune actif dynamique et gay. Il vient aider ses parents, criblés de dettes, qui tiennent un motel miteux dans le Nord de l’Etat de New York. En lisant dans la presse qu’une ville voisine a refusé d’accueillir Woodstock, il reprend le filon, accueillant l’équipe du festival dans le motel. Le début d’une nouvelle vie…
Les têtes à retenir
Sans aucun doute
Imelda Staunton, qui joue la mère d’Elliot, parfaite en vieille Américaine obsédée par l’argent et pas aimable pour un sou. Et évidemment
Demetri Martin, comique qui monte aux Etats-Unis, qui ressemble à Woody Allen jeune.
Backstage
Demetri Martin est «allergique au poulet», stipule le communiqué de presse. On est bien content de le savoir.
La réplique qui tue
«Tu sais ce qu’ils vont faire, ces hippies?», dit un voisin à Elliot Tiber. «Se droguer le jour et violer notre bétail la nuit.»
Le plus du film
Le thème, dont on ne lasse pas, bien que Michael Wadleigh ait déjà tiré, en 1970, un
documentaire de trois heures sur Woodstock. Autre bon point: le parallèle entre le destin individuel d’un jeune adulte pris dans le carcan tradi de sa famille et celui d’une collectivité qui ne sera plus jamais la même après l’événement «Woodstock».
Le moins du film
Décevante comédie d’Ang Lee. On rit peu, et quand un sourire nous échappe, c’est que la blague est lourdingue. La séquence de prise d'acide dans un van psychédélique, c'est du déjà-vu. Par ailleurs, la bande son se révèle plutôt faible, un comble et une tare pour un sujet pareil. «On a dû batailler ferme pour obtenir les droits de certains morceaux»,
justifie le cinéaste.
La vidéo
Alice Antheaume, à Cannes