Nous sommes dans l’Angleterre du début du 19e siècle. Fanny Brawne et le poète John Keats sont voisins: ils tombent passionnément amoureux l’un de l’autre. Mais John Keats n’a pas les «moyens» de la demander en mariage…
Abbie Cornish joue le rôle principal, celui de Fanny Brawne. Belle à se damner, avec ses faux airs de Liv Tyler et d’Isabelle Adjani période «L’Histoire d’Adèle H.» de François Truffaut, elle irradie l’écran. Son acolyte, Ben Whishaw (John Keats) est parfait aussi dans le rôle du poète misérable.
La réalisatrice Jane Campion a confié être «tombée amoureuse de leur histoire d'amour, bien plus passionnée, puissante que celle de Roméo et Juliette. Elle est toute en vérité, en justesse, en innocence, en souffrance. Un pur amour dont ils paieront le prix.»
Une lumière fantastique, qui donne au film de vrais moments de grâce. Des costumes surprenants, en accord avec la passion pour la couture de l’héroïne. Et cette délicieuse façon de mettre en scène l’amour romantique, avec des scènes magiques, comme celle où les deux amants s’aiment à travers le mur de leur chambre, et celle où ils jouent, complices, à «1,2,3 soleil». Serait-ce le grand retour de Jane Campion, qui avait emporté
Il faut chercher pour trouver des défauts à «Bright Star». Mais on en voit un: au début, il y a quelques bons mots, un poil acides comme on les aime, sur le manque d’intérêt de l’héroïne pour la poésie. Mais au fur et à mesure du film, la teinte ironique disparaît. Dommage.
«Est-ce cela l’amour?, demande Fanny Brawne, en larmes de voir son amant partir. Je n’en rirai plus alors. C’est douloureux à en mourir.»
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