CANNES - Reportage au QG officiel de la chaîne cryptée...
Des palmiers, la mer, un ponton, des coussins géants pour se prélasser et un buffet pour grignoter. C
’est le «patio Canal», le QG de la chaîne cryptée au festival de Cannes. Pour y entrer, il faut montrer patte blanche, ou interviewer Edouard Baer. Ce qu’on a
fait.
A l’entrée, barricadée, trois hommes en noir veillent, et n’ouvrent la porte qu’aux invités, trop contents de pénétrer dans l’un des rares espaces calmes du festival, au bord du vieux port.
Ariane Massenet, ongles vernis, prend le soleil
Sur la terrasse, la chroniqueuse Ariane Massenet, chaussures compensées ouvertes sur des ongles vernis de rouge, prend trois minutes de soleil en passant un coup de fil sur son iPhone. A l
’intérieur, Daphné Roulier et Frédéric Beigbeder discutent à bâtons rompus.
La première, toujours aussi canon, investira le ponton de l
’hôtel Majestic les samedis 16 et 23 mai pour deux éditions spéciales de son émission «L’Hebdo Cinéma». Beigbeder, barbe fournie et lunettes noires, ressemble de plus en plus à Joaquin Phoenix. Il est le chroniqueur spécial du «Grand Journal», diffusé en direct depuis la plage de l
’hôtel Martinez, pour commenter les films du jour. A ses côtés, il y aussi Pauline Lefèvre, jean et baskets blanches, qui fait son premier Cannes en tant que miss météo. Et Edouard Baer, qui modère l
’importance de son rôle de maître de cérémonie: «De toutes façons, les rôles de mannequin, je n’aurai pas. Ceux de vieille dame, non plus.»
Un plateau de stars pour l'ouverture
Plus loin, Michel Denisot, le chef d’orchestre du «Grand Journal», s’active. Il lance ce mercredi soir le premier direct, avec la diffusion de la cérémonie d’ouverture, puis l’animation d’un plateau rempli de stars, dont Isabelle Huppert, la présidente du jury, le cinéaste Francis Ford Coppola, et un live de Charlie Winston. Deux heures de direct à assurer chaque soir de 19h05 et 20h40, du 13 au 24 mai, et 80 personnes qui travaillent au déroulé du dispositif.
Malgré ses 24 ans de couverture du festival de Cannes, Denisot prépare l’exercice comme un marathon. «Je suis rigoureux, je ne me laisse pas disperser», explique-t-il. «Je cherche à informer les spectateurs plutôt qu’à les faire rigoler, à leur raconter des faits avant tout». Pour amuser la galerie, il peut compter sur des stars américaines, «habituées à faire du show plutôt qu’à parler de leurs films». Tout le contraire des Français.
Alice Antheaume, à Cannes