A Cannes, les bars sont généralement open et les gueules de bois, sévères. Mais parfois, certains consommateurs préfèrent un succulent cocktail à une coupe de champagne tiède. Rencontre avec Ugo Jobin, 28 ans, bartender sur
Que faîtes vous pendant
Je gère une équipe de treize bartenders professionnels pour une célèbre marque de vodka. Nous sommes présents dans tous les hot-spots de Cannes. Du Jimmy’s en passant par le Baron et sans oublier les plages chics. On propose des cocktails expérimentaux qui plaisent beaucoup parce qu’ils sont originaux.
Je suis fan de mixologie. On utilise du basilic, du gingembre, du thé vert ou encore du chèvre avec nos vodkas. Et beaucoup de fruits frais, écrasés en direct également. On veut vraiment proposer des choses saines et «healthy». C’est ça l’air du temps. Nous essayons de nous battre contre la consommation de masse. Notre but est de faire vivre une expérience aux convives pas de leur bourrer la gueule avec des gobelets de vodka-pomme envoyés dans la seconde.
Comment élaborez-vous vos cocktails?
Mon équipe et moi passons des journées entières à tester des tas de choses. C’est selon la thématique de la marque qui nous contacte. On fait comme un chef de cuisine qui se demande ce qu’il va mettre comme accompagnement autour de son morceau de viande. Nous, c’est exactement la même chose mais avec un alcool. Sur une centaine d’essais, on ne peut retenir qu’un seul cocktail à la fin. C’est vraiment un gros boulot.
A la différence de Cyril Lignac le décollage de ma carrière va peut être mettre 30 ans de plus à cause de la loi Evin. Je ne pourrais jamais avoir mon émission de télé tout simplement parce que ça touche à l’alcool. Et les cocktails sans alcool, c’est quand même un peu limité…
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