Que les avis soient partagés quant à la probabilité que «L’Echange» décroche la Palme d’or lui «importe peu». Lui-même, lorsqu’il présidait le jury en 1994, avoue l’avoir décernée à «un très bon film» («Pulp Fiction», ndlr), mais qui n’était pas son «premier choix». Et le fait de n’avoir jamais remporté de prix à Cannes ne l’empêche pas de revenir à chaque fois avec le même plaisir. «Vu que Cannes est un festival avec une compétition, autant y participer. Recevoir un prix ou pas, ce n’est pas le plus important: l’essentiel est défendre au mieux les intérêts du film. Et je ne suis pas comme ceux qui veulent absolument figurer hors compétition: refuser de prendre le risque de se confronter aux autres, je trouve ça hautain et ça ne me ressemble pas.»