5 minutes top chrono. C’est la durée des interviews qu’Eva Longoria, la Gabrielle Solis de «Desperate Housewives», accorde aux journalistes à Cannes. Pas une seconde de plus. Deux de ses agents se chargent d’ailleurs de chronométrer la rencontre. Pas facile, dans ces conditions, d’aller au-delà du bonjour/au revoir, surtout quand, 50 minutes avant l’interview, l’attachée de presse appelle en catastrophe pour avancer l’heure de la rencontre à… tout de suite maintenant. Sachant que le lieu du rendez-vous, la plus grande suite de l’hôtel Martinez, est à un petit kilomètre de l’endroit où l’on se trouve au moment du coup de fil, ce n’est pas gagné, à moins d’un sprint. Et en jupe droite et talons, le défi est de taille.
Résultat: arrivée en nage et le souffle coupé auprès de la belle, poudrée à la perfection – elle est ambassadrice de L’Oréal – et habillée d’une robe bustier rose pastel. Qu’importe ses talons aiguilles, Eva Longoria se pelotonne sur son fauteuil, les chaussures sur le tissu, et rit très fort à tout bout de phrase. Interview éclair.
Vous mesurez moins d’1,60 m. Etre petite, ça change quoi?
Je trouve ça super d’être petite. Ma taille a plein d’avantages. J’ai davantage de place dans les avions et puis, avec les hommes, c’est plus facile. Ils préfèrent prendre soin des filles de petit gabarit plutôt que de grandes gigues, car ils ont l’impression de pouvoir les protéger (rires).
Vous soutenez Hillary Clinton pour l’élection présidentielle américaine. Sean Penn a déclaré être assez féru de Barack Obama. Les stars du cinéma et de la télé américaines sont-elles forcément démocrates?
Non. Des acteurs comme Bruce Willis ou Sylvester Stallone sont républicains. Mais moi, je suis originaire de la communauté hispanique, qui vote traditionnellement démocrate.
Si Hillary Clinton ne passe pas, serez-vous déçue?
Non, j’adore aussi Obama. Clinton ou Obama sont deux bons choix. Tout sauf John McCain de toute façon!
Au fait, félicitations pour votre mariage avec Tony Parker. Quelle différence cela fait d’avoir la bague au doigt?
Je détesterais être encore célibataire. Beaucoup de mes amies le sont encore et je n’imagine pas endurer ce qu’elles ont supporté. Rien que l’idée me donne la nausée. J’ai de la chance, je n’ai pas plus besoin de tenter d’avoir des «dates» (rires).
Mais quelle différence cela fait-il, avec votre amoureux, entre être mariés et être ensemble simplement?
Pour moi, c’est mille fois mieux d’être mariée. Parce que je peux vraiment construire mon avenir avec Tony, qu’il s’agisse de maison, d’enfant ou d’organiser des activités ensemble. Quand vous êtes seule, ou que vous en êtes encore au stade du flirt, vous ne savez jamais où la relation va vous mener. Vous ne pouvez pas planifier et vos choix de carrière se font souvent en dehors des considérations de couple.
Comment faites-vous avec l’agenda de votre mari, qui joue les play-offs de la NBA et ne sait pas encore s’il va aller en finale ou pas?
En ce moment, c’est dur. Ce soir, il joue. S’il gagne, super. S’il perd, on est en vacances. Tant qu’on ne sait pas ce qu’il va advenir de la NBA, on ne peut pas prendre de billets d’avion ni organiser de vacances.
On vous voit quelques fois avec Victoria Beckham. Que faites-vous ensemble?
On se voit beaucoup en ce moment, la plupart du temps chez elle avec ses enfants. Ils sont tellement marrants. On fait du shopping, on va voir David (Beckham, ndlr) jouer, et on va au restaurant. La dernière fois, j’ai d’ailleurs emmené Victoria dîner dans le nouveau restaurant que j’ai ouvert à Los Angeles.
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