Pourquoi avoir choisi de faire ce film en animation?
C’était une évidence. Je ne dessine pas moi-même, mais c’était le seul moyen de s’affranchir des codes du documentaire ou de la fiction et passer outre les résistances ou les tabous.
Tous les évènements relatés sont-ils vrais?
Absolument. Le film repose sur de vraies interviews qui ont été ensuite dessinées et post-synchronisées par des comédiens. Je joue même dans le film : le grand type avec les yeux bleus, c’est moi.
Pourquoi faire resurgir cette histoire 25 ans après?
Le sujet du film, c’est justement l’amnésie. J’ai essayé de faire comprendre à quel moment un simple soldat qui n’a pas assisté aux massacres a pu rassembler toutes les pièces du puzzle et comprendre ce qui venait de se passer.
La Palme d’or, vous y pensez?
Vous savez, c’est mon premier Festival de Cannes et j’espère déjà que le film sera bien accueilli. Après quatre ans de travail acharné pour qu’il existe, c’est déjà incroyable d’être ici.