Rocade près de Floirac à l'est de Bordeaux.
Rocade près de Floirac à l'est de Bordeaux.

Mickaël Bosredon

Le grenelle des mobilités vient de rendre ses conclusions. Quatre grands principes ont été actés par les différents acteurs. Présentation.

Privilégier l’économie. «L’ambition de Bordeaux est d’être la 20ème métropole européenne dans 20 ans, c’est bien, s’est réjoui Alain Cougrand, chef d’entreprise et membre de la CCI de Bordeaux. Mais cela aura des conséquences sur les déplacements. La rocade, poumon économique de la métropole, est déjà congestionnée. On ne peut pas ne pas réfléchir à un contournement de Bordeaux, pour le transport fret et passagers.» Pour Gérard Offner, directeur de l’A’Urba, «il faut accepter une hiérarchie des flux, et on considère qu’il faut donner priorité aux activités économiques.» Mais il souligne qu’avant de penser à de nouvelles infrastructures, il faut «d’abord optimiser les tuyaux existants.»

Un transport en commun à l’échelle de l’agglomération. «Il faut relier entre eux les grands pôles économiques, les grands équipements collectifs, les entrées de villes, a insisté Gérard Offner. On ne peut pas rester dans l’addition de petits quartiers sympathiques, il faut un fonctionnement métropolitain» et envisager «un réseau de transports en commun pour l’agglomération, avec un peu de TER, de bus hybrides, de tram-trains...»

De nouvelles voies de circulation mixtes. Le principe du «toujours plus vite est une ambition mythique» estime Gérard Offner. «Il vaut mieux lui substituer celui de fluidité: assurer au citoyen une garantie d’horaire, quitte à se déplacer plus lentement.» Des «grandes allées métropolitaines», qui se situeraient entre les grands axes et les routes secondaires, et où cohabiteraient différents modes de transport, sont réclamées.

Changer sa façon de se déplacer. Plans de déplacement d’entreprises, covoiturage, télétravail, mutualisation des équipements de services... Toutes les actions en faveur de la limitation des déplacements sont à privilégier, estime le Grenelle.

Si cela ne figure pas parmi les priorités, l’idée d’un «réseau express Vélo (REV) est à envisager» a également conclu le grenelle des mobilités. Un réseau qui ferait la part belle au vélo électrique. «La promotion du vélo électrique contribuera au changement du système de déplacements, en élargissant la clientèle du deux roues léger, et en permettant une extension des zones d’attraction des stations du futur transport collectif de l’aire métropolitaine.»