Tensions après les disparitions au conseil municipal de Bordeaux

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Publié le 26 juin 2012.

POLITIQUE - Vif débat entre Alain Juppé et l'opposition lundi au conseil municipal de Bordeaux...

Ambiance houleuse au conseil municipal de Bordeaux, lundi. Le maire Alain Juppé (UMP) n’a pas apprécié les mises en cause de l’opposition sur son «manque d’initiatives» suite à la série de noyades dans la Garonne. Il est ainsi revenu sur les récentes dispositions mises en place pour renforcer la sécurité aux abords du fleuve, comme l’installation de deux caméras de vidéoprotection. Alain Juppé a annoncé que «cinq autres caméras seront bientôt mises en service, deux sur la rive-droite, deux sur les Bassins à Flot, et une au niveau de Cap-Sciences, pour un budget de 100.000 euros» dont certaines dès mercredi, la veille de l’ouverture de la manifestation Bordeaux fête le vin. Le maire, qui s’est étonné que la nouvelle ministre Michèle Delaunay (PS) prenne l’initiative d’inviter à Bordeaux, sans le consulter, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls sur le sujet, a néanmoins assuré que «M.Valls est le bienvenu ; j’en profiterai pour lui demander une participation de l’État au financement de ces caméras.»

«Révolté par des comportements pareils»

Pierre Hurmic (Verts) a estimé que ces «caméras de vidéosurveillance étaient inadaptées.» Vincent Maurin (PC) a lui reproché au maire d’avoir «recentré l’ensemble des quais sur des activités de loisirs» alors que ces lieux «n’étaient pas conçus pour.» et demandé des «bouées de sauvetage sur les quais.» Mathieu Rouveyre (PS), s’il a rappelé que son groupe ne tenait pas Alain Juppé pour «responsable de ces disparitions» lui a reproché de «ne pas prendre l’initiative d’une discussion entre les institutions sur le phénomène.»

Un tir de barrages qui a finalement fait exploser Alain Juppé. Il a jugé ces propositions «ridicules», défendu la vidéosurveillance «qui a prouvé son efficacité», indiqué qu’une «commission avec la préfecture a été mise en place», et dénoncé de la part de ses opposants une tentative de «récupération politique» et une «manoeuvre pour mettre en cause le maire de Bordeaux». Puis le ton est monté d’un cran : «Ca me révolte de voir des comportements de ce type, d’une telle mauvaise foi, d’une telle agressivité, qui transportent cette situation vers un procès politique.» Le maire a alors exigé des excuses auprès de Jacques Respaud, leader de l’opposition socialiste, puis a finalement suspendu la séance.

Mickaël Bosredon
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