Olivier Cantet, PDG de Rip Curl: «Nous voulons nous éloigner des zones de prêt-à-porter»

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Publié le 14 juin 2012.

ECONOMIE - Le leader de l'équipement de surf Rip Curl vient d'annoncer un plan de licenciements de 34 personnes sur son siège européen situé à Hossegor (Pyrénées-Atlantiques) et la fermeture de dix boutiques, dont cinq en France. Interview de son PDG, Olivier Cantet...

Vous avez annoncé en début de semaine votre intention de vendre cinq boutiques en France, dont celle de la rue Sainte-Catherine à Bordeaux. Où en êtes-vous?

Nous sommes dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi, et dans ce cadre nous sommes tenus à la confidentialité. Mais il y a des discussions en cours concernant ces ventes. Pour Bordeaux nous devrions en savoir plus d’ici à juillet ou septembre.

Pourquoi souhaitez-vous vous séparer de ces boutiques?

Nous voulons nous éloigner des zones de prêt-à-porter, où la concurrence des grandes marques est très forte, ce qui est le cas de la rue Sainte-Catherine. Nous sommes très implantés en Aquitaine, avec une quinzaine de magasins à la périphérie des centres (Mérignac) ou sur la côte (Biarritz, Anglet, Hossegor, Arcachon…), dans des zones où la culture du surf est forte. Dans ces magasins nous ne proposons pas que du textile, mais aussi des planches, des combinaisons… Notre stratégie est de nous recentrer sur ces zones, et sur ces produits, car c’est cela qui fait la croissance de Rip Curl, et c’est le domaine d’activité que nous préférons.

Etait-ce une erreur d’aller dans le centre de Bordeaux?

C’était pertinent à l’époque où nous l’avons fait. Et cela a permis à la marque de se faire connaître d’un public plus large que celui des initiés. Mais il faut savoir absorber une période difficile, ce qui est le cas depuis un an. Donc nous nous recentrons sur l’aspect «pratiquant», c’est ce qui va nous permettre d’aborder les prochaines années de façon rentable. Plein de marques de surf ont disparu à une époque, car elles ne proposaient que du textile, alors que nous avons une authenticité dans le domaine de la glisse.

Quelles seront vos pertes cette année?

Nous allons passer d’un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros à 75 millions cette année. Nous espérons le stabiliser à 60 millions les prochaines années, grâce aux décisions que nous sommes en train de prendre.

Propos recueillis par Mickaël Bosredon
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