Le lycée Vaclav Havel à Bègles, sera à la rentrée 2012 le premier lycée à énergie positive d'Aquitaine
Le lycée Vaclav Havel à Bègles, sera à la rentrée 2012 le premier lycée à énergie positive d'Aquitaine

Mickaël Bosredon

La région Aquitaine veut en faire sa vitrine environnementale. Et la ville de Bègles la tête de pont de son futur éco-quartier Terres Sud. La livraison du lycée Vaclav Havel, entre la route de Toulouse et le parc de Mussonville, premier lycée à énergie positive en Aquitaine, est très attendue. Le chantier est dans les temps, et le bâtiment devrait être prêt pour la prochaine rentrée scolaire, le 4 septembre.

Éclairage naturel favorisé

L’architecte Philippe Véron, du cabinet Ersol à Talence, concepteur du lycée avec Alain Ducasse et Dominique Gorse, explique «avoir fait appel à toute la panoplie de technologies existantes», pour créer un bâtiment le plus économe possible.

Pour cela les architectes ont favorisé une orientation nord et sud, permettant un maximum d’éclairage naturel, une isolation renforcée (fenêtres double-vitrage, renouvellement d’air via une ventilation double-flux, captation optimale de l’énergie solaire…), et des stores «brise-soleil» commandés automatiquement grâce à une GTC (gestion technique centralisée) qui gèrera aussi l’éclairage.

Pour la partie construction, la structure est en béton, «mais le bois, en grande partie du pin des Landes, tient une place importante dans le bâtiment: 75 dm³ par m² de surface» souligne Philippe Véron. Il y en aura essentiellement en façade, et dans les planchers. Les toitures végétalisées permettront de récupérer les eaux de pluie, qui seront stockées dans plusieurs bassins.

Cerise sur le gâteau, «le lycée produira au final plus d’énergie qu’il n’en consomme, grâce à 400m² de capteurs solaires fournissant l’eau chaude de l’établissement et le chauffage du gymnase, le reste du chauffage étant fourni par une chaufferie au bois, et plus de 2 500m² de panneaux photovoltaïques», permettant de revendre l’électricité plus chère que le lycée ne l’achète. Le coût de l’opération s’élève à 60millions d’euros, plus 2millions d’euros d’équipements.