Quelle est la marche à suivre si un dauphin s’échoue sur les côtes ? Si des débris marins s’y accumulent ? Si des boulettes de pétrole sont retrouvées sur la plage ? Des questions sur lesquelles la région souhaite accompagner les élus locaux, souvent démunis. Le projet européen Arcopol regroupe sept régions atlantiques pour mettre en place des réponses concrètes à la pollution accidentelle des côtes. L’Aquitaine et la Bretagne, deux régions françaises très touchées par les catastrophes de l’Erika en 1999 et du Prestige en 2002 y participent ensemble
C’est le CEDRE, centre de documentation de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux, basé à Brest, qui a mis au point des documents pédagogiques destinés à ceux qui sont en première ligne pour gérer les pollutions. « Il s’agit de vade-mecum pour les maires et les professionnels de la mer, afin qu’ils acquièrent des réflexes en amont », souligne Renaud Lagrave, vice-président de la région en charge du littoral. L’objectif : donner des clés pour organiser le nettoyage : « il faut faire des appels d’offres en amont auprès d’entreprises spécialisées et négocier les prix sinon, le coût peut se révéler démesuré pour une petite commune », avertit Christophe Rousseau, directeur adjoint du CEDRE. « Un logiciel de gestion des chantiers de nettoyage va permettre de tracer toutes les activités et les embauches et ainsi faciliter les indemnisations, souvent laborieuses », ajoute Renaud Lagrave. Reste à la Région à accompagner, à former les professionnels de la mer et les communes sur ces outils pour qu’ils ne restent pas lettres mortes. Une sensibilisation des habitants du littoral sur ces questions est aussi programmée.