Cunningham, le gentil sniper

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Publié le 20 février 2012.

BASKET-BALL - Tireur très précis, l'intérieur des JSA Bordeaux manque encore de vice en défense...

Dans le Middle West, on élève des durs. Kurt Cunnigham ne fait pas exception. Natif de l’état américain de l’Indiana, le robuste intérieur (2,06 m, 118 kilos) des JSA est un dur au mal. Mardi, il jouera encore avec un dos qui ne lui laisse pas de répit. «Physiquement, il est vraiment très solide, le décrit Claude Bergeaud, son entraîneur. Une fois à l’entraînement, il s’était cassé le nez. Il est à peine sorti pour stopper l’hémorragie et est revenu tout de suite.»

Depuis son arrivée dans l’Hexagone cet été, Cunningham a surtout impressionné par ses capacités en balistique. Avec près de 66 % de réussite au tir à deux points, l’Américain est l’un des artilleurs les plus précis de la Pro B. «Je shoote énormément à l’entraînement, détaille le gaillard. J’ai toujours eu de bons pourcentages, même quand je jouais à la fac. C’est juste une question de confiance. Je tire avec la certitude qu’elle va aller dedans.» «On l’a justement recruté pour cela, explique Bergeaud. Pour moi, un pivot doit rentrer au minimum un tir sur deux.» Offensivement, Cuunigham apporte, à l’image de ses trente-un points inscrits lors de la réception de Boulazac le mois dernier. Mais quand il s’agit de défendre, la tâche se complique pour un joueur formé aux exigences du jeu européen dans le championnat hongrois. «Aux Etats-Unis, on travaille moins la tactique qu’ici. Il faut plus jouer en équipe en Europe», explique-t-il. D’où les lacunes dans son positionnement défensif, parfois préjudiciable pour son équipe. «Même s’il a des mains extraordinaires et sait faire beaucoup de choses, Kurt manque encore de vice. Il se fait souvent avoir par l’adversaire. Il a encore du mal à comprendre la logique des arbitres européens. En défense, il met les mains quand il ne faut pas et ne les met pas quand il faut», regrette Claude Bergeaud.

Mardi à Antibes, son entraîneur comptera encore sur son colosse américain pour peser sur l’adversaire. «Kurt, c’est notre plus gros point de fixation, explique le capitaine bordelais Sami Driss. On s’appuie énormément sur lui en attaque.» Une confiance qu’il doit maintenant justifier en défense. Pas de quoi impressionner un gars du Middle West.

 

Romain Baheux
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