Le maire UMP de Bordeaux Hugues Martin a consulté sa majorité municipale sur un éventuel retour "anticipé" en politique de son prédécesseur, l'ancien Premier ministre Alain Juppé, en tant que maire de la ville, indique mercredi le journal Sud Ouest.
Le maire UMP de Bordeaux Hugues Martin a consulté sa majorité municipale sur un éventuel retour "anticipé" en politique de son prédécesseur, l'ancien Premier ministre Alain Juppé, en tant que maire de la ville, indique mercredi le journal Sud Ouest. - Michel Gangne AFP/Archives

De sa condamnation à dix ans d'inéligibilité à sa réinscription sur les listes électorales, retour sur le périple judiciaire de l'ex-maire de Bordeaux.

30 janvier 2004 :
Alain Juppé est condamné à dix ans d’inéligibilité et à dix-huit mois de prison avec sursis pour « prise illégale d’intérêt » dans l’affaire des emplois fictifs du RPR.

1er décembre 2004 : la cour d’appel de Versailles réduit sa peine et le condamne à quartorze mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité.

Décembre 2004 : il démissionne de tous ses mandats abandonnant la présidence de l’UMP, son siège de député en Gironde et son poste de maire à Bordeaux .

Eté 2005 : Alain Juppé part à Montréal (Québec) pour enseigner à l’école nationale d'administration publique.

20 décembre 2005 : Il annonce lors d’un séjour à Bordeaux qu’il s’est inscrit sur les listes électorales.

20 janvier 2006 : Cinq électeurs bordelais déposent une requête devant le tribunal d’instance et demandent la radiation d’Alain Juppé des listes électorales pendant cinq ans comme la loi le prévoit.

24 avril 2006 : audience. Le jugement est mis en délibéré au 11 mai.

11 mai 2006 : Le jugement est rendu : les électeurs sont déboutés mais ne sont pas condamnés à payer les dommages-intérêts demandés par Alain Juppé et son avocat Georges Tonnet.