«C'est maintenant ou jamais qu'il faut tout remettre en cause. » Comme l'exprime Serge tout en se préparant pour l'apéritif, le rassemblement organisé hier par l'association Tchernoblaye aux allures de pique-nique familial et musical est bien un mouvement de protestation. Et les antinucléaires – militants ou pas – sont nombreux à avoir répondu à l'appel : 1 000 selon les organisateurs et 300 pour les gendarmes. Des personnes de toute la région sont venues poser leurs parasols et leurs glacières face à la centrale nucléaire pour commémorer les 25 ans de l'explosion de Tchernobyl et les 30 ans de l'ouverture de la centrale du Blayais (le 12 juin), le tout sur fond de catastrophe au Japon.
« Notre objectif est d'éviter un Fukushima en France, précise Stéphane Lhomme, président de Tchernoblaye et de l'observatoire du nucléaire, d'autant qu'ici, entre les risques d'inondation, l'âge des réacteurs et la qualité du sol, nous avons l'une des centrales les plus dangereuses de France ». L'association demande sa fermeture.

Vers la décroissance
Depuis plusieurs années, Emmanuelle et Marc, un couple de Bordelais venu manifester avec ses trois enfants, enquêtent sur les moyens de mieux consommer. Et le nucléaire, ils sont contre. « Nous ne faisons partie d'aucune association, mais on essaie de trouver un moyen d'agir pour sortir du nucléaire : on signe toutes les pétitions que l'on trouve », explique la jeune femme. Dans leur quotidien, ils ont aussi décidé d'agir : ils achètent le moins possible, optent pour le recyclage et l'achat en vide-greniers pour les jouets et vêtements. « Au début, on faisait juste attention et maintenant on devient radical », reconnaît Emmanuelle, convaincue de la nécessité de la décroissance.

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