A la veille de la rentrée, Jean-Louis Nembrini, recteur de Bordeaux, fait le point sur les efforts de l'académie pour cette année.
La réforme du lycée semble être
le point important de cette rentrée, qu'est-ce que cela entraîne ?
On va vers une personnalisation des approches pédagogiques. On a constaté que le mode d'organisation par petits groupes ne suffisait plus, même pour atteindre le CAP. Le système d'orientation va également être assoupli pour lutter contre les échecs : les élèves de seconde auront des matières « d'exploration ». Ce qui ne conditionne pas l'orientation en première. Notre objectif est de réserver le redoublement aux situations qui le nécessitent vraiment.
Des inquiétudes se font sentir, notamment au sujet des enseignants qui n'ont pas eu de formation…
Ils seront accompagnés par un autre professeur jusqu'à la Toussaint, ils ne seront jamais seuls. Et on va réduire leur temps de service effectif pour qu'ils puissent suivre des formations.
Autre sujet qui fâche :
les remplacements. Comment comptez-vous les assurer alors que les remplaçants occupent des postes de titulaires dès la rentrée ?
Il est vrai que des disciplines sont en difficulté, car il y a des spécialités pour lesquelles nous n'avons pas de titulaires. Et là nous sommes obligés de faire appel aux non-titulaires. Mais nous allons utiliser toutes les ressources pour que tout élève ait un professeur.