Cours le matin, sport l'après-midi. C'est le programme des trois ans à venir pour 12 collèges et lycées publics et privés de l'académie de Bordeaux, sollicités, en mai, par l'Education nationale afin d'« aménager le temps scolaire pour la réussite des élèves ».
Rock ou archéologie l'après-midi
En quatre mois, les établissements ont revu emplois du temps et méthodes. « On est contents d'avoir été choisis, se réjouit Philippe Seyt, le principal du collège Aliénor d'Aquitaine, à Castillon-la-Bataille, et comme nous sommes en Zone d'éducation prioritaire (ZEP), c'est très valorisant, pour une fois. » Les élèves de deux classes auront cours de 8 h 20 à 13 h. Après le déjeuner, ils disposeront d'un temps pour les devoirs jusqu'à 14 h et enchaîneront avec des activités sportives et culturelles (judo, groupe de rock…) Un fonctionnement qui ne perturbe pas les programmes.
A Auguste Blanqui (Bordeaux), les élèves arriveront certes une demi-heure plus tôt, mais l'équipe pédagogique en a profité pour créer des projets culturels, sportifs et éducatifs autour de la culture africaine, du spectacle (création de décor, cirque) ou du patrimoine (archéologie, arts sportifs gaulois).
Un engouement que ne partage pas le syndicat SE-Unsa : « En fonction des équipements des villes, il y aura des discriminations, dénonce la secrétaire départementale, et travailler dès 8 h ne correspond pas aux rythmes des enfants. » Elle craint par ailleurs que le dispositif n'entraîne la suppression de matières comme l'éducation physique et sportive. Les élèves qui ont testé, eux, en redemandent.