Banaliser le dépistage pour repérer la séropositivité plus tôt

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Publié le 21 juin 2010.

Sida Un test rapide étudié à Bordeaux devrait être généralisé à la rentrée

Parce que près d'un tiers des personnes infectées par le VIH ignorent leur séropositivité, la nécessité d'étendre le dépistage fait l'unanimité parmi les acteurs engagés dans la lutte contre l'épidémie. Une étude biomédicale menée à Bordeaux comme dans trois autres villes françaises, depuis près d'un an et qui arrive à terme à la fin du mois, expérimente justement un nouveau processus de dépistage rapide. Baptisé Com'Test, il s'adresse pour l'instant dans le cadre de l'étude uniquement aux hommes ayant des relations avec d'autres hommes, qu'ils soient homosexuels, bisexuels ou même hétérosexuels.

Un cadre rassurant
A Bordeaux, le dispositif est proposé par l'association Aides. Ils'agit d'un test extrêmement simple. La personne qui désire se faire dépister se pique le doigt à l'aide d'une aiguille. La goutte de sang recueillie est déposée sur un buvard qui au bout d'une demi-heure vire de couleur selon le résultat. « Nous avons d'excellents retours de la part des personnes qui choisissent ce test assure une des bénévoles de Aides. Elles savent qu'ici il n'y a pas de jugement qu'on est dans un cadre associatif et communautaire. Le côté non médicalisé est également rassurant. » Forte de ce succès, Aides envisage de demander une dérogation pour pouvoir continuer à proposer ce test rapide à tout le monde dès la rentrée, une fois l'étude terminée. Le docteur Denis Lacoste qui préside la coordination régionale de lutte contre l'infection due au VIH est favorable à ce test. Il estime qu'il faut absolument « banaliser le dépistage » car plus la séropositivité est repérée tôt, plus les traitements seront efficaces. Mais le message passe encore mal parmi la population notamment hétérosexuelle.

Stéphanie Lacaze
Chiffres

175 Aquitains sont diagnostiqués séropositifs chaque année dont 60 % sont Girondins. La contamination se fait en général par voie sexuelle, notamment lors de relations homosexuelles dans 32 % des cas.

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