C'est l'unique vestige du passé romain de Bordeaux qui subsiste encore. Le Palais Gallien devrait faire l'objet d'importantes recherches à partir du printemps. Une convention vient en effet d'être signée entre la mairie, l'université de Bordeaux-III et la direction régionales des affaires culturelles (DRAC) pour monter un groupe d'études sur ce palais qui n'en est, en réalité, pas un.
La date de construction ignorée
« On sait déjà beaucoup de choses sur l'architecture et le plan de cet ancien amphithéâtre qui accueillait des combats de gladiateurs, mais il nous en reste encore à découvrir », expose David Hourcade, directeur scientifique du projet. Les archéologues ignorent en effet la date précise de construction de cette arène. Les précédentes fouilles, dans les années 1960, l'avaient située à la fin du IIe siècle ou au début du IIIe siècle après Jésus-Christ. « Mais on pense plutôt qu'il a été édifié autour des années 100 », précise le directeur d'études. Ces nouvelles recherches devraient également permettre d'étudier la technique de construction employée qui est « très originale car elle utilise beaucoup de bois. » En parallèle de travaux de recherches sur les archives pour suivre l'évolution du bâtiment, une campagne de fouilles sur les vestiges est programmée pour la fin du mois de juin. Une quinzaine d'archéologues devraient y prendre part, dont des étudiants de l'université de Bordeaux dans le cadre de leur formation.