Les résultats du premier tour le diront, mais pour le politologue Jean Petaux, les Verts ne sont pas bien partis. « Ils ont du mal à cumuler les succès. Même eux n'ont pas une position homogène sur le sujet. Je pense qu'ils ont fait une erreur de partir systématiquement séparés. » Le danger est que le score réalisé sur la France ne soit pas à la hauteur de leurs espérances et révèle leur position réelle. « Dans la perspective des élections législatives de 2012, le résultat va être regardé à la loupe par le parti socialiste, qui pourrait ne pas rester sur la bonne impression des Européennes. » Le réel risque pour ce parti qui veut devenir une alternative est de ne rester « qu'une force supplétive », analyse Jean Petaux. Mais sur le terrain, à la veille du vote, Europe Ecologie donne plutôt l'impression de se renforcer et de parvenir à fédérer, puisqu'après l'appel de Cap 21 à voter pour Europe Ecologie, c'est au tour de certains socialistes comme Alexandre Marsat, le secrétaire fédéral au développement durable, de venir grossir les rangs des soutiens de Monique de Marco.O. D.