« Il faut lutter contre l'étalement urbain, mais la volonté politique bute sur des phénomènes économiques très lourds. Par exemple, en France,70 % des commerces se trouvent en banlieue ! », rappelle Vincent Feltesse, président de la CUB. Il était l'un des invités du colloque organisé hier par l'association des juristes en urbanisme et construction d'Aquitaine (AJUCA). Présent également, Alain Juppé souhaite renforcer le poids de la ville-centre dans la CUB et espère une croissance de 100 000 habitants à Bordeaux d'ici à 2025, soit 30 000 logements supplémentaires.
Un nouvel arc durable
Pour y parvenir, une stratégie écologique est en route. Du Lac à la gare Saint-Jean, en longeant la rive droite, un arc dessine de nouveaux espaces, qui vont émerger d'ici 2030. « En dépit de l'échec de Copenhague, mon engagement pour le développement durable est intact », affirme le maire de Bordeaux. Après les 45 km de tram construits et la réconciliation des deux rives, il a évoqué l'éco-quartier de Ginko au Lac, et ceux des Bassins à flots et de Bastide-Niel. Francine Fort, directrice d'Arc en rêve, précise que les éco-quartiers traitent l'urgence. Mais, selon elle, « il faut également réinventer la ville à partir de l'existant ». Si depuis peu, la ville-centre attire à nouveau, il reste à imaginer des formes d'habitats urbains inédites.
Un tiers de la population de la CUB vit aujourd'hui à Bordeaux, contre deux tiers en 1968. Les habitants de la CUB passent en moyenne 63 min. par jour dans les transports en commun.