La fin des vacances scolaires sonne aussi la fin de la « marche à blanc » dans les transports en commun. Le nouveau réseau de bus, mis en service il y a quinze jours, va fonctionner pour la première fois ce matin dans des conditions de trafic « normales ». Autrement dit, il sera difficile d'éviter les bouchons aux heures de pointe et les fréquences risquent d'être mises à mal. Rappelons que l'agglomération ne compte que 17,5 km de couloirs de bus, un chiffre que le président PS de la CUB, Vincent Feltesse, souhaite doubler d'ici à la fin de la mandature, en 2014. « Sinon, on restera au milieu du gué », admet-il.
Les scolaires premiers concernés
La Fédération des usagers des transports (Fnaut) redoute déjà des « points noirs » : notamment « la desserte des établissements scolaires situés en périphérie de l'agglomération », pointe Guy d'Arripe, délégué régional. « Certains ne sont plus desservis qu'une fois le matin et deux fois le soir, ce qui est insuffisant. Des parents se sont plaints à Ambarès, Parempuyre et Gradignan », souligne-t-il. Il s'inquiète également de la diminution du nombre de bus assurant la liaison entre le quadrant nord-ouest de la CUB et le centre de Bordeaux. « Auparavant, une vingtaine de bus arrivaient avant 9 h du matin aux Quinconces. Il n'y en a plus que onze aujourd'hui et ces lignes sont très fréquentées par les scolaires », précise-t-il. Chez Keolis, on assure mettre tout en œuvre pour faciliter la vie des usagers. La direction a prévu de porter « une attention particulière aux lycées et aux collèges », en renforçant la présence des ambassadeurs Tbc, vêtus d'orange, aux abords des établissements.