« Tout mon engagement politique porte sur la laïcité », affirme Naïma Charaï, encore « heurtée » par les propos de Noël Mamère, le député Vert dont elle est la suppléante. Lors de l'émission « Pile ou face » sur La Chaîne parlementaire, fin janvier, qui portait sur la burqa, le député a présenté Naïma Charaï comme sa « suppléante musulmane qui ne demande pas de loi », tout comme lui. Double dérapage pour la conseillère régionale PS. « J'ai été heurtée d'être présentée comme une élue musulmane, témoignait-elle hier. On ne peut pas réduire l'identité d'un individu à son origine ethnique ou à sa religion, je refuse l'amalgame. » Et contrairement à ce qu'a avancé celui avec qui elle travaille « très bien depuis trois ans », elle souhaite une loi interdisant la burqa dans les lieux publics, le voile étant, pour elle, « attentatoire à la dignité humaine ». Si ces propos ont créé des tensions entre les deux politiques, Naïma Charaï estime que « l'incident est clos » et n'envisage pas de démissionner.o. d.