Plus que quinze jours avant de basculer dans le nouveau réseau. Dès le samedi 20 février, les voyageurs pourront enfourcher les VCUB (lire ci-dessous), version locale du Vélib' parisien. Et à partir du lundi 22 février, ils découvriront de nouvelles lignes de bus. « Un big bang des transports » pour le président PS de la CUB, Vincent Feltesse, qui vise « 50 % de voyageurs en plus sur le réseau dans les cinq ans à venir ». Si l'objectif est atteint, la fréquentation devrait ainsi passer de 95 à 145 millions de voyageurs d'ici à 2015.
Plusieurs obstacles pourraient néanmoins barrer la route de Keolis, qui a conçu ce nouveau réseau. Les bus devront prouver qu'ils peuvent être aussi performants que le tram, malgré le manque de couloirs dédiés (seulement 17,5 km à ce jour dans toute l'agglo). L'augmentation des fréquences de bus est en tout cas l'une des premières attentes des voyageurs (lire ci-dessous). Les élus et Keolis misent beaucoup sur les 13 lianes ou « superlignes de bus », cadencées toutes les 10 ou 15 minutes, tous les jours, de 7 h à 20 h.
Côté VCUB, le risque tient en deux mots : vol et vandalisme, qui font exploser les coûts d'exploitation. Les agglomérations qui ont déjà leur système de vélos en libre-service, comme Paris ou Rennes, en ont fait les frais... Pour s'en prémunir en partie, la CUB et Keolis comptent sur le système d'accrochage des vélos sur leurs bornettes : une lumière verte ou rouge indique si l'opération est réussie ou non. « A Rennes, ce système a été installé début décembre et il n'y a eu qu'un seul arrachage depuis », positive Clément Rossignol (Verts), vice-président de la CUB en charge des déplacements doux. L'usage dira également si la répartition des stations est pertinente. Certains quartiers, comme Bacalan ou Caudéran, se plaignent déjà d'avoir été oubliés. « Les implantations seront rediscutées dans un an », précise l'élu. W