Les projets se multiplient sur les 350 hectares de la zone industrielle de Blanquefort, qui compte déjà 200 sociétés, mais qui pourrait devenir le pôle régional des éco-activités. Une reconversion envisagée en 2006, au moment du premier plan de sauvegarde de l'emploi chez Ford. Outre la fabrication de couronnes pour éoliennes par First Aquitaine Industries (voir ci-contre), d'autres entreprises ont fait part de leur volonté de s'implanter sur cette zone. Volonté confirmée, hier, à l'occasion d'un séminaire sur l'évolution de l'écoparc. « Les deux ans à venir vont être stratégiques, précise Vincent Feltesse, le président (PS) de la CUB, car 2 000 emplois tournés vers les éco-industries pourraient voir le jour à Blanquefort ». EADS Astrium et Vergnet, un fabricant d'éoliennes, envisagent d'établir dans l'année la seconde usine française de fabrication de pales pour éoliennes. « Le marché s'est ouvert et nous cherchons de nouvelles implantations », explique Marc Vergnet. Si le business plan n'est pas achevé, le permis de construire a été signé et un début de production est annoncé pour la fin de l'année. A terme, la société souhaite fabriquer des grandes pales destinées aux réalisations offshore. Un projet qui pourrait créer, à terme, jusqu'à 350 emplois. De son côté, Valorem, le spécialiste local des éoliennes, est également partenaire avec EADS pour « adapter des éoliennes aux vents moins forts, précise Jean-Yves Grandidier, le président de Valorem, afin de pouvoir en installer dans la région ». Par ailleurs, l'Ecoparc se positionne comme un éco-campus avec un pôle de recherche et de formation dédié aux énergies renouvelables et à l'éco-construction. Autre poids lourd de l'énergie verte : First solar, l'usine de fabrication de panneaux solaires. « La phase d'accord se termine en février, annonce Vincent Feltesse, et la concrétisation devrait arriver ensuite ». La pose de la première pierre est prévue en 2010 et le numéro 1 mondial du secteur devrait générer 400 emplois.
Outre une production durable, c'est toute la zone que le maire de Blanquefort veut rendre exemplaire. Ainsi, outre l'aéroport et la rocade proches, le site, est accessible en TER et en 2013, en tram-train. Par ailleurs, Vincent Feltesse envisage d'utiliser le port de Grattequina pour un transport « doux » des marchandises. De bons arguments pour les entreprises qui se tourne vers des éco-activités. « Et une bonne initiative qui favorise la lisibilité et la collaboration entre les acteurs », commente Hélène Boisserie, chargée de mission éco-technologie au conseil régional. En somme, le territoire qui, il y a un an, était suspendu aux lèvres de Ford voit son horizon se dégager. W